FAIL (the browser should render some flash content, not this).

Logo





-
MICHEL ABECASSIS - ADRESSES IRLANDAISES -
AMBASSADES - ANJOU - ARTS ON SEINE - ANNONCES - ARAN (LES Îles d') - ARCHITECTURAL HERITAGE - ARDECHE - ARNICA - ARTHUR - FRANCIS BACON - SEBASTIAN BARRY- KATHLEEN FITZPATRICK BERNARD - BARBARA BRAY - BECKETT - BATTLE OF THE BOYNE - BESTIE - PAULINE BEWICK - BLOOMSDAY - BOIRE SANS DEBOIRE -BOURGOGNE - FRANCOIS BOUCHER - CADEAUX IRLANDAIS - CAHORS - CELTIC TIGER TAIL - CENTRE CULTUREL IRLANDAIS - PIERRE CHABERT - COIN DES ENFANTS - COURANT D'EIRE, la NEWSLETTER - LE CHEVAL - CONNEMARA - CONTACTEZ-NOUS - CORK - COUP DE CŒUR - CRAN - CHILDREN CORNER - CUISINE - DELICES DE PALAIS - LE DEPEUPLEUR - DERRY- DEUX JOURS à TUER - DONEGAL - BARRY DOUGLAS - FRANCE EN IRLANDE - RODDY DOYLE - DRACULA -THE DUBLINERS - DUBLIN GEORGIEN - MICHEL DIDYM - DONEGAL - ENFANTS - ECOLOGIE -ENVIRONNEMENT - EUROPE - EUROPE, YES LISBONNE - JULIE FEENEY - OLWEEN FOUERE - GERARD BESSON - GOLF - GLOBAL VILLAGE - GONCOURT - GREAT WAR 1914-18 - GREEN BOX - HALLOWEEN - HOTEL DD - HUITRES D'IRLANDE - ILES D'IRLANDE - ÎLES - IRISH CLUB - IRISH DIASPORA - IRISH DIRECTORY - IRISH JACOBITE - IRISH THEATRE ON FILM - IRLANDE EN BREF (in English) - IRLANDE EN FRANCE - JAMES JOYCE - KEN LOACH - LOT - FERGUS MARTIN - COLUM McCANN - FRANK MC GUINNESS - FRANK McCOURT - MADERE - MALBEC - THE MIDNIGHT COURT - MICHAEL COLLINS - MUSEE DES VAMPIRES - NANCY - NAPOLEON - NAPOLEON III - OSTENSIONS LIMOUSINES - NUALA O'FAOLAIN (1) - HOMMAGE à NUALA - SEAN O'CASEY- PARIS GAELS FOOTBALL CLUB PARIS - PORNIC - RECETTES IRLANDAISES - THE IRISH CLUB - THE CLUB - THE IRISH EYES MAGAZINE - BARACK OBAMA -THE O'NEILL WILD GEESE - PORTO - RED HAIR - WILLIAM ROBINSON - ROI RENÉ - SAINTS - SAINT PATRICK - SAMUEL BECKETT - SHAMROCK - PARIS WITH IRISH EYES - PAULA SPENCER - POULARDE - SALLAM - SAUMUR - SHALOM - SPORT - GEORGE BERNARD SHAW - SOPHIE LOROTTE - SOLDIERS & CHIEFS - THALASSO-PORNIC - SOPHIE TOSCAN DU PLANTIER - BRAM STOKER - TOURAINE DU SUD (In english) (En Français) - VAN MORRISON- VAMPIRE - VERT - VICHY - VIENNE - VIN -VOSGES - WELEDA - WEST OCEAN STRING QUARTET -WEXFORD - WILDE - YES, WE CAN -
ART - EXPOSTION - FRANCE

 

LYON LE SOUFFLE DE LA LIBERTE

Ann Cremin, Lyon 2008

 

En ce moment « Lyon est le centrrre du monde » comme dirait Dali.

En effet, il y a actuellement une exposition très importante au Musée des Beaux Arts. Sous le titre « Repartir à Zéro », se trouve un survol de l’art créé pendant un court laps de temps : entre 1945 et 1949 – autrement dit de la fin de la Deuxième Guerre mondiale et avant que le Rideau de Fer ne s’abatte, entraînant la Guerre Froide.

 

C’est cette parenthèse enchantée de liberté retrouvée qui est ici présentée grâce à des œuvres créées à cette époque, alors que les artistes se sentaient totalement libres de laisser cours à leur imagination, ce qui renforce l’importance historique de cette exposition. Nous y retrouvons les débuts d’artistes tels que Pierre Soulages et Antonio Saura avec les premières œuvres, qui préfigurent les chefs d’œuvre à venir.

Comme toujours dans ce musée, l’accrochage et la mise en scène sont exceptionnels – on y trouve entre autres des sculptures de Germaine Richier, et de David Smith, un artiste rarement exposé en France.

 

A la fin de la guerre, les artistes partout dans le monde ont pensé que la seule façon de se remettre au travail était de « faire comme si la peinture n’avait jamais existé », pour reprendre la phrase de Barnett Newman. Il y avait un sentiment général d’urgence, d’avoir survécu à l’indicible et donc une envie de tout recommencer. Tout d’un coup, les frontières étaient abolies, les gens étaient libres de leurs mouvements, ils pouvaient aller voir ce qui se tramait ailleurs. Bien sûr, de nombreux artistes européens s’étaient réfugiés aux Etats-Unis, et maintenant ils étaient libres de « rentrer chez soi », mais ils avaient aussi laissé une profonde empreinte sur les artistes à New York et ailleurs. Les créateurs ont éprouvé un véritable besoin de s’essayer à toutes les formes de représentation, les frontières entre l’abstraction et la figuration étaient abolies, et ce fut le moment où naquit l’Abstraction Expressionniste Américaine qui a eu un tel retentissement.

 

L’humeur prédominante était celle d’une expression totalement libertaire, une explosion de bonheur, l’abandon de toutes les anciennes frontières, le corps reprenant ses droits sur l’intellect. Les barricades sont tombées, les couleurs et les formes peuvent enfin s’exprimer en toute liberté.

Un artiste tel que Jackson Pollock, qui avait quitté la ville de New York pour s’installer à la campagne des environs, laissa libre cours à ses émotions, et avec tout cet espace à sa disposition, il a pu s’adonner à ses célèbres « drippings » (les giclures) par lesquels il s’engage totalement, physiquement, avec la peinture qui s’éparpille tout autour de lui sur la toile. A ce moment, il abandonne toutes les références au formalisme. De même, Mark Rothko laisse tomber les figures et se concentre sur de grands champs de couleurs, souvent de formes rectangulaires, qui nous laissent imaginer ce qui peut se cacher sous les formes et les couleurs. « Un tableau doit être une révélation, la résolution inattendue et sans précédent d’un besoin éternellement familier » dit-il en 1947.

 

En France, Hans Hartung devient un des maîtres de ce qu’on a appelé « l’abstraction lyrique » avec de grandes compositions où chaque trait de pinceau est visible et précisément posé. Il a réussi à imposer à la peinture la fluidité d’un crayon sur le papier, et les toiles semblent sortir du mur. Dans cette exposition il y a aussi un court film tourné par Alain Resnais en 1947 qui nous montre l’artiste à l’œuvre.

A coté de Hartung nous trouvons des œuvres du jeune Antonio Saura, pétri d’admiration pour Joan Miro et pour qui il a crée la série magnifique des « Constellations » en hommage au maître.

 

Une salle entière est allouée à Bram Van Velde, avec des œuvres déjà très abouties. Van Velde et son frère Geer étaient de proches amis de Samuel Beckett qui a écrit leurs premières préfaces de catalogues d’expositions. Ici on retrouve des couches légères de couleurs éphémères, l’abolition de l’espace, qui nous donnent le sentiment d’être hors du temps, ailleurs. L’artiste lui-même disait « Je ne fais pas de la peinture. Je tache de rendre visibles les phénomènes de notre époque …je perds souvent la trace » (1948).

 

Parmi les artistes français dans cette exposition se trouvent aussi des œuvres de Pierre Soulages, quelques-unes sur du verre – il emploie déjà le noir, soit du goudron, soit de la brou de noix. Son propos était que les formes existent d’elles-mêmes et que le spectateur peut les interpréter à sa guise.

 

Luciano Fontana en Milan à la même époque abandonne ses céramiques baroques et se met à pratiquer des déchirures sur les toiles, de sorte que l’on puisse apercevoir l’espace derrière le tableau. C’est le début des son travail le plus célèbre, le plus aisément reconnaissable.

 

Pendant ce temps-là à New York, Barnett Newman aussi fait des expériences avec le noir – il recommençait véritablement « à partir de zéro ». Pour lui le noir servait à faire surgir la surface blanche. Ces œuvres ont une présence prégnante, dominatrice.

 

Ici nous avons également l’occasion d’apercevoir les débuts du mouvement CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam), qui n’a duré que très peu de temps : il a été dissous en 1951 Les initiales se référent aux villes d’où sont originaires les fondateurs et servent à démontrer que l’art ne se cantonne pas aux seules capitales reconnues, et que tous les moyens sont bons pour créer. D’ailleurs pendant de nombreuses années Alechinsky s’est cantonné au papier comme support privilégie. Il y a plusieurs très belles toiles d’Asger Jorn, dont « La peur » de 1950.

 

Les sculptures, quant à elles, sont installées en groupe, au milieu des tableaux – au rez-de-chaussée, l’on trouve des œuvres merveilleusement évocatrices de Germaine Richier, élégamment ciselées, tandis qu’au premier se trouve un groupe d’œuvres de David Smith, notamment « L’Oiseau Royal ». Dans cette même pièce on trouve des œuvres du jeune Jean-Paul Riopelle, un artiste canadien qui s’est par la suite installé en France.

 

 

 

Repartez à Zero :

Musée des Beaux-Arts
20 place des Terreaux,
69001 Lyon
Jusqu'au 2 février , 2009

 

TOP

 

 

TOP


Vous pouvez nous contacter en envoyant un mail à l’adresse suivante : contact

Copyright Irish Eyes - Photos: © The Irish Club